L’épilation du maillot chez l’esthéticienne expliquée étape par étape

Oui, il m’a fallu 25 ans, et pas mal de tergiversations !, pour réaliser que j’aurais peut-être dû franchir la porte d’un institut bien plus tôt. Pendant plus de dix ans, j’ai martyrisé ma peau avec un rasoir. Résultat : des poils plus épais, une peau qui râle, et des séances interminables à essayer de dompter mes jambes avec un talent discutable. Il était temps de changer de méthode.

Cet été, j’ai découvert l’épilation en institut. Jambes, sourcils, aisselles, maillot, tout y est passé. Oui, j’ai carrément assisté à un vrai cours ! J’avoue, j’avais un peu la trouille à l’idée de m’arracher les poils, ou pire encore, de le faire à quelqu’un d’autre. Mais il faut bien le reconnaître : j’ai pris la mauvaise route pendant des années.

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On s’en fait tout un monde. Surtout quand, comme moi, on débute avec une pilosité pas franchement spectaculaire… (Petite précision : je ne rédige pas ces lignes pour vous convaincre de vous épiler. Chacun son choix, et je respecte celles et ceux qui assument leurs poils. C’est juste mon histoire, rien de plus.)

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On se projette la scène : cris, tortures, souffrance ultime. Pourquoi tant de mises en garde ? Pourquoi m’a-t-on dit un jour : « Tu vas voir, l’épilation des aisselles, c’est l’enfer », ou encore : « Mais le maillot, c’est la zone la plus sensible ! » ?

Pour comprendre ce qui m’a poussée à franchir le pas, il suffit de lire mon article Une histoire poilue. Et si je devais commencer quelque part, c’était bien par ce que je redoutais le plus : le maillot. Difficile de faire plus intime. Et comme je ne suis pas franchement du genre à chercher la douleur, j’appréhendais. Mais mon amie Ophélia, en pleine préparation d’examen, n’a pas laissé place au doute : « Aujourd’hui, on s’attaque au maillot ! » Et voilà, impossible de reculer. À moins de m’enfuir en courant, et franchement, pas envie de me retrouver à moitié nue sur le trottoir !

Alors, ai-je fait demi-tour ? Pas du tout. Et le plus surprenant, c’est que je n’ai ressenti aucune douleur. La cire était chaude, la sensation un peu collante, mais au moment de la retirer… Rien. Même pas un picotement. J’avais presque l’impression de jouer les héroïnes de film d’action (bon, c’est rare, mais ça arrive !). Résultat : bras, jambes, aisselles, tout y est passé. Et pour être honnête, si le maillot ne m’a pas fait mal, le reste semblait être une formalité.

Installée sur la table de Body Minute (pour les curieuses, à Saint Pierre des Corps), j’étais prête à affronter jambes et aisselles. On commence par les aisselles : nickel, aucune douleur, pas un poil à l’horizon. Et pourtant, c’est la zone où je rasais le plus, donc la plus coriace normalement. Puis vient le tour des jambes… Facile, pensais-je. (En vrai, j’avais déjà testé et j’en gardais un souvenir mitigé.) Et là, surprise : c’est bien plus douloureux que le reste. Tous ces petits nerfs qui se réveillent à chaque bande arrachée… Franchement, qui a inventé cette épreuve ? (J’exagère à peine.) Je comprends celles qui, après avoir goûté à ça, n’ont plus envie de s’acharner sur d’autres zones sensibles ! Quand on commence par la zone la plus douloureuse, on ne court pas pour recommencer tout de suite.

Finalement, la douleur s’estompe, un soupçon de courage et hop, adieu la fourrure dorée… Mais une fois l’épilation terminée, que se passe-t-il ? On attend la repousse… et là, c’est une autre histoire. Le maillot et les aisselles, rien à dire : la peau reste douce. Mais les jambes ? Entre poils incarnés, rougeurs, démangeaisons et repousses anarchiques, j’ai vite déchanté. Moi qui croyais que l’épilation des jambes serait un jeu d’enfant, j’ai vite compris ma douleur !

On m’a expliqué que, après autant d’années de rasoir, il faut du temps pour que la repousse se régule (et attraper tous les poils d’un coup, c’est mission impossible). Il faudra donc quelques mois de patience, le temps d’habituer la peau et les poils à ce nouveau rythme.

Pour autant, il ne s’agit pas de prôner l’épilation à tout prix. Chacun fait comme il veut. Mais il y a malgré tout des avantages à la cire : repousse nettement plus lente (dans mon cas, trois semaines de tranquillité au lieu de deux jours avec le rasoir), poils plus doux dès la première épilation et, il faut bien l’admettre, une bonne excuse pour s’accorder un peu de soin.

Au fil des séances, j’ai découvert des astuces et des produits qui rendent l’épilation beaucoup plus supportable. Si ça t’intéresse, voici ce qui m’a vraiment aidée :

D’abord, il y a tout ce qui précède l’épilation. Un bon gommage, c’est la base. J’en utilise deux, selon l’envie et la texture : celui d’Yves Rocher au noyau d’abricot, parfait la veille car il exfolie en profondeur, et celui au monoï-vanille de la gamme « Escale Polynésienne » de Bernard Cassière, que je fais deux à trois fois par semaine. Enrichi en huile, il hydrate en même temps qu’il lisse la peau.

Ensuite, l’après-épilation. C’est là que j’ai eu une vraie révélation. L’huile apaisante au calendula de Body Minute : une merveille. Fini les démangeaisons, adieu les rougeurs. Son efficacité m’a bluffée, et l’odeur est douce, enveloppante. Point à noter : mieux vaut l’appliquer le soir, histoire de ne pas tacher les vêtements. Pas besoin d’en mettre tous les jours, trois ou quatre fois par semaine suffisent. Autre découverte : le soin au thé vert Bernard Cassière. Je l’utilise tous les matins après la douche, durant la semaine qui suit l’épilation. Il raffermit et adoucit la peau, en laissant un film protecteur à la senteur fruitée. Un vrai plaisir.

Récemment, j’ai aussi appris à utiliser la pince à épiler ailleurs que sur les sourcils. (Je ne m’épile pas vraiment cette zone, alors c’était tout nouveau pour moi.) On pense souvent que c’est trop petit pour les jambes, mais j’ai pu tester une pince Rubis Switzerland, modèle ProGrip. Depuis que j’ai perdu la mienne (merci la mémoire de poisson !), celle-ci est tombée à pic. Avec sa précision, elle attrape les poils incarnés sans souci. C’est bluffant d’efficacité : en quelques secondes, on s’en débarrasse. Dès que je porte une jupe ou une robe, je prends cinq minutes pour inspecter mes jambes avec cette pince. La précision est redoutable. Un vrai outil pro !

Et pour celles qui partent en week-end ou qui veulent tout avoir sous la main, j’ai découvert un allié de choc : le kit “EPIL’WEEK-END”. Il regroupe presque tout ce que j’ai cité : une dose de gommage avant épilation, six bandes de cire froide pour les jambes, quatre pour les aisselles et le maillot, un peu d’huile apaisante, deux lingettes nettoyantes. J’en garde toujours un exemplaire à portée de main, surtout quand je suis pressée ou que la repousse pointe le bout de son nez. C’est compact, facile à transporter, et la cire est la même qu’en institut, version froide. Un vrai favori, particulièrement pratique à la belle saison quand les escapades se multiplient. Prêtes pour un week-end prolongé ?

Finalement, je réalise que mes craintes sur l’épilation étaient largement exagérées. J’ai longtemps écouté les on-dit, les fausses alertes. Ce n’est pas une partie de plaisir, ce n’est pas glamour, mais la sensation de jambes ultra douces vaut le détour. Je ne regrette pas d’avoir sauté le pas cette année. C’est même devenu une petite victoire sur mes appréhensions.

Chacun sa méthode, chacun son rapport aux poils. Certaines n’aiment pas, d’autres ne jurent que par la cire. Pour ma part, le test est concluant. Et si vous n’avez pas encore tenté, alors pourquoi ne pas essayer à votre tour ? Il paraît que plus on s’y met tôt, plus la repousse s’espace. Si un jour mes poils de jambe disparaissent, je vous promets de crier victoire !

L’épilation et vous, ça donne quoi ? Fidèles du rasoir, adeptes de la cire, ou allergiques à tout ça ? Des tentatives ratées, des découvertes, des anecdotes ? Partagez vos histoires en commentaire, je suis impatiente de vous lire !

Je referme ce récit (bien trop long, je sais !) en rappelant que chacun doit rester libre de ses envies, ses idées, ses expériences. Personne n’a à dicter ses choix aux autres. Et surtout… ne m’oubliez pas ! Rendez-vous mercredi à 18h pour un prochain sujet (promis, il sera plus court !). D’ici là, prenez soin de vous, et de vos poils, ou pas !

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