En France, plus de la moitié des chiens et chats abandonnés chaque année sont déjà adultes. La aussi, rien n’interdit l’adoption d’un animal ayant dépassé l’âge du jeune chiot ou du chaton, contrairement à certaines idées reçues. La majorité des refuges constate pourtant un intérêt nettement inférieur pour ces pensionnaires, alors même que les bénéfices d’une telle démarche sont souvent méconnus.Les associations rapportent que les animaux adultes s’intègrent généralement plus vite dans leur nouveau foyer et présentent moins de comportements imprévisibles. L’accompagnement et les ressources disponibles facilitent aujourd’hui l’adoption responsable et durable d’un compagnon adulte.
Adopter un adulte ou un animal : pourquoi ce choix mérite d’être considéré
Choisir d’accueillir un adulte, qu’il soit humain ou animal, c’est aller à rebours des préjugés que traîne souvent l’adoption. Adopter un adulte, c’est l’aboutissement d’une réflexion parfois longue, un tournant aussi majeur pour l’adoptant que pour la personne accueillie. La loi française encadre strictement ce type d’adoption, plénière ou simple, et permet de forger des liens juridiques solides, que l’on parle de l’enfant d’un conjoint, d’un membre isolé ou d’une famille recomposée qui officialise son histoire.
Côté animaux, la logique diffère mais l’objectif est similaire. Les refuges et associations le rappellent : donner sa chance à un chat ou un chien adulte, c’est offrir à un animal souvent marqué par l’abandon la possibilité de retrouver sa place dans un foyer. On se tourne fréquemment vers le chiot ou le chaton pensant partir d’une feuille blanche ; pourtant, choisir un compagnon mature, c’est miser sur la transparence : caractère affirmé, habitudes connues, capacité à s’intégrer ou à vivre seul. Résultat : moins de surprise pour l’adoptant, davantage de sérénité pour l’animal.
Voici, de façon concrète, les principales raisons pour lesquelles adopter un adulte mérite d’être envisagé :
- Pour l’humain, officialiser une relation existante, renforcer des liens familiaux ou préserver les droits de chaque membre.
- Pour l’animal, permettre une vraie relance de vie, apporter une stabilité immédiate tout en aidant à désengorger les refuges.
Familles recomposées, adultes isolés, ou parcours atypiques : chacun construit aujourd’hui des chemins d’adoption éloignés des cases traditionnelles. Cette démarche séduit de plus en plus de personnes désireuses de redéfinir leur foyer, humain ou animal.
Quels sont les bénéfices concrets de l’adoption d’un adulte ou d’un animal déjà mature ?
Accueillir un adulte, c’est miser sur la clarté et l’équilibre. L’adoption simple, souvent choisie pour consolider le lien avec l’enfant du conjoint, garantit à l’adopté des droits successoraux clairs, tout en préservant ses liens familiaux précédents. C’est aussi une sécurité sur le plan patrimonial : chaque partie sait où elle se situe, l’obligation alimentaire devient réciproque, et la cohésion du groupe en sort renforcée.
Côté animaux, l’âge devient un argument. Choisir un chat adulte ou un chien adulte, c’est apprécier un tempérament déjà connu. Les refuges constatent que ces animaux intègrent leur nouveau foyer sans lenteur excessive, parfois même avec une aisance déconcertante. L’adoptant bénéficie d’un repère solide : le tempérament, l’adaptabilité, parfois même la capacité à rester seul sans angoisse, sont déjà observables. Cela permet d’organiser la vie du foyer sans trop d’aléas, de planifier la cohabitation avec d’autres animaux ou des enfants.
Voici ce que cette démarche change concrètement :
- Miser sur un adulte, c’est réduire les surprises de la vie commune.
- Un cadre légal stable et des droits successoraux précis assurent la sérénité de chacun.
- Redonner une vraie place à un adulte isolé ou un animal mature valorise l’engagement, la responsabilité et la solidarité.
Adopter un adulte s’anticipe : la transparence sur le passé, sur les besoins, la sérénité des relations, l’accueil facilité d’un individu déjà structuré, sont autant d’atouts qui se révèlent dès les premiers temps de la relation.
Des témoignages et parcours inspirants pour dépasser les idées reçues
L’adoption d’un adulte renverse bon nombre de stéréotypes sur la famille ou le couple recomposé. Nadine, 64 ans, a décidé il y a peu d’officialiser le lien qui l’unissait depuis des années à la fille adulte de son compagnon : « La reconnaissance légale a changé nos rapports. Nous sommes devenues mère et fille, sans remettre en cause ses racines. » Ce choix reflète parfois une longue réflexion, apporte des garanties pour le patrimoine, réconforte les proches et esquisse une nouvelle filiation, rarement débattue sur la place publique.
Leurs récits sont autant de façons d’étendre les frontières de la famille. Paul, célibataire et sans enfants, a choisi d’adopter le fils adulte d’une amie décédée. « Après sa disparition, tout s’est effondré. L’adoption a permis de rebâtir une famille là où tout semblait perdu. » Adoptant conjoint, partenaire de Pacs ou simplement présent dans la vie d’un autre, chacun trace son sillon vers une continuité familiale élargie, sans rester prisonnier de la filiation de sang.
Dans la dynamique de l’aventure « adoption de l’enfant du conjoint », les situations varient : certains officialisent un lien tissé de longue date, d’autres découvrent la possibilité d’accueillir un membre sur le tard, forte d’un réel attachement. La maison s’élargit, le schéma familial évolue, porté par le souci d’offrir une base rassurante et stable.
- Les récits diffèrent, mais tous rappellent qu’une famille peut être celle que l’on choisit.
- Le foyer s’élargit, la définition même de la famille s’enrichit, portée par le désir d’instaurer un environnement solide.
Adopter un adulte, c’est aussi écrire une histoire propre, celle d’un engagement accepté des deux côtés. Ces parcours illustrent une volonté d’aller au-delà du modèle unique pour redéfinir, librement, ce qu’être une famille veut dire.
Conseils pratiques et ressources pour réussir son adoption et accompagner au mieux l’adopté
Réussir sa procédure d’adoption d’adulte suppose anticipation, dialogue et repères clairs. Tout commence par une requête auprès du tribunal judiciaire du lieu de résidence de l’adoptant. L’adopté doit consentir expressément et chaque dossier doit réunir un ensemble de pièces justificatives : identité, domicile, actes d’état civil. Faire appel à un notaire ou à un avocat aide à mesurer les enjeux patrimoniaux (succession, transmission du nom, prise en compte du code civil).
Une bonne intégration dans la nouvelle famille adoptive passe par des échanges francs. Il est recommandé de bien expliquer les conséquences à chaque membre, particulièrement si le foyer est recomposé. À l’issue, c’est le tribunal qui statue, accompagné, si besoin, d’un avis du procureur. Un acte authentique vient formaliser la nouvelle filiation.
Pour se préparer efficacement, quelques pistes s’avèrent utiles :
- Discuter ensemble de la place de chacun, accueillir les ressentis, anticiper les réactions de la famille biologique ou recomposée.
- Solliciter le notaire pour lever les zones d’ombre sur les aspects patrimoniaux ou successoraux.
- S’appuyer sur les associations d’accompagnement en adoption pour trouver soutien et expertise au fil des démarches.
Informer chaque membre, accorder du temps à l’adapté(e), et recourir à l’assistance de professionnels, sont souvent des leviers pour vivre cette étape sans crispation ni précipitation.
Au terme du parcours, il ne s’agit pas d’un simple acte administratif ou d’un patronyme ajouté, mais du choix affirmé de créer une famille à la fois plus ouverte, solide, et conforme à ce que chacun souhaite construire.


